Moment de solitude éphémère. Encore un peu agréable. Mais amertume. Parce qu'il y a trop de choses. Trop d'envies et de désirs. Trop de stress et de vérités cachées. Parce que c'est toujours comme ça. Se retrouver face à soi même. Parce que je suis jalouse et égoïste. Mais que j'aime être jalouse et égoïste. Parce que Jérémy n'a pas tout le bonheur du monde et que je suis incapable de lui offrir. Parce que Laure raccroche trop vite et n'entend pas mes "Je t'aime". Parce que SuperNaze est absent mais qu'il ne le sait pas. Parce que j'ai peur de tout gâcher, de passer à côté. Parce que Lisa me fait rire alors qu'elle va mal. Et que sa mère a les yeux humides quand elle me parle d'elle. Parce que cela me touche d'un peu trop près. Parce que je lutte,je suis debout mais que marcher seule est difficile. Parce que je crainds de ne pas y arriver. Parce que je sais qui je suis, où je vais mais que c'est long, trop long de se retrouver. Parce qu'en ce moment même j'ai envie de pleurer. Mais que pourtant, il ne se passera rien. Parce qu'il ne faut pas montrer aux autres que moi aussi, malgrè tout ce qui m'arrive, malgrè mes rires étouffés et mes blagues pourries, malgrè les grimaces et les gestes tendres, malgrè tout, putain, j'ai mal. Et je ne dis rien. Parce que je ne suis pas comme cela. Parce que je ne veux pas que les autres s'inquiètent pour moi. Ca va, bordel. Ca va.
Parce qu'après tout j'irai me noyer dans la pâte à cookies de ma Ju d'amour.